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dimanche, 20 janvier 2008
Petite balade...
... Dernière balade ? Dans la Creuse, là où sont tous mes souvenirs d'enfance.
Il est temps d'enterrer mon enfance, et ma grand-mère avec ...
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Il est temps d'enterrer mon enfance, et ma grand-mère avec ...
Commentaires
Mais pourquoi enterrer son enfance et ses souvenirs ?
Ecrit par : Martine | lundi, 21 janvier 2008
Il y a deux morts : la mort physique et l'oubli ....
Juliette GRÉCO
Ecrit par : marie | lundi, 21 janvier 2008
L'une n'impliquant pas forcément l'autre...
Ecrit par : Martine | lundi, 21 janvier 2008
Encore heureux ! Il s'agit bien de tout sauf d'oubli.
Ecrit par : Sophie | lundi, 21 janvier 2008
Que signifie alors "enterrer" ? Chui chiante hein des fois.... Ma chérie en sait quelque chose...
Ecrit par : Martine | lundi, 21 janvier 2008
Ne plus les "toucher du doigt"... en retournant sur les mêmes lieux, avec les mêmes personnes, par exemple.
Ecrit par : Sophie | lundi, 21 janvier 2008
Martine, mais c'est bien parce que l'un n'implique pas l'autre que j'ai écrit cette phrase.
J'ai aimé cette phrase de Gréco parce qu'à mon sens l'oubli est bien plus terrible que la mort.
Garder, de ses racines et de ses ascendants ,l'idée que le sang qui coule dans nos veines provient en partie de celui qui coulait dans les leurs, est d'une force merveilleuse face à la mort. C'est cette perception de la vie, et de ce que nos parents etc nous laissent d'eux, qui m'avait apaisée le jour où mon père est parti.
Ecrit par : marie | lundi, 21 janvier 2008
Je n'ai aucune idée de ce que peut signifier "avoir des racines" ou "appartenir à une famille" ou "le même sang coule dans nos veines". Et j'en suis heureuse ; ma seule philosophie est celle de l'amour au sens large du terme. Peu importe les lieux ou les liens du sang. Mais je ne suis pas tirée d'affaire pour autant parce que s'il est un oubli terrible pour moi c'est bien celui de l'amour...
Je peux cependant comprendre ce que tu veux dire au sujet du départ de ton père...
Ecrit par : Martine | lundi, 21 janvier 2008
Martine, nous parlons bien du même amour universel ! J'ai eu la chance de grandir avec, dans les yeux de mon père, de mes grands parents, mais j'ai aussi du faire des choix, Tiens je n'ai pas parlé de ma mère ...
Ecrit par : marie | mardi, 22 janvier 2008
Mais oui, tu viens de parler de ta mère, et même que tu en dis long ! :-)
Des choix ? De quels choix veux-tu parler ?
Ecrit par : Martine | mardi, 22 janvier 2008
"On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher ...."
J'ai fait des choix car ma "famille" est différente de celle des liens du sang, mais le sang qui coule dans mes veines, identifié comme tel, porte l'empreinte de ce que j'ai voulu garder de mon père, "purifié" de ce qui ne me convenait pas, et y'avait quand même pas mal de trucs à virer :)
Tiens, je rentre d'un séjour dans ma "belle" famille, qui est d'autant plus belle que les liens du sang n'existent pas et que le sentiment d'appartenir à une même famille y est d'autant plus fort ...
Ecrit par : marie | jeudi, 24 janvier 2008
Nous sommes 4 frères et soeurs dans ce que j'appellerai ma famille parce que je n'ai pas d'autre mot et nous nous sommes tous les 4 plus ou moins éloignés de notre paternel, personnage fortement "toxique" dirons-nous. Il a détruit en nous l'idée que la famille pouvait être un endroit où l'on se sent bien, un port d'attache, où l'on trouve amour et réconfort...
Mon frère, celui qui s'est le plus écarté de lui, géographiquement déjà (il vit à Madrid) et quasiment plus de contact, me dit toujours qu'il ressemble à son père, qu'il a beaucoup de ses défauts, qu'il le sait mais qu'il n'arrive pas à s'en défaire.
Tu as eu la capacité de ne garder que ce que tu voulais garder des tiens, ça n'est pas toujours faisable... Ceci dit, mon frère a une famille pleine d'amour et de bonheur, preuve qu'il a quand même réussi quelque part à "conjurer la malédiction" :-)
Ce que tu as et que je n'ai pas c'est cette idée d'appartenance à un clan ; le mot "famille", qu'elle soit du sang ou du coeur, signifie quelque chose pour toi.
C'est certainement un manque dans ma vie ; peut-être pour ça aussi que je m'attache si fortement aux (rares) personnes que j'aime...
Mais bon, que faire ? Pour en revenir à l'idée de cette note, nous sommes tous pétris de notre enfance et heureusement ! C'est ce qui fait de nous des êtres différents et de ce fait intéressants non ?
Ecrit par : Martine | vendredi, 25 janvier 2008
Tu sais, je crois que c'est la peur de la souffrance et de l'angoisse qui m'ont fait agir de la sorte. J'avais justement une mère tellement toxique, tellement jalouse de la relation qui existait entre mon père et moi, que j'ai essayé de me préserver avant tout !
Et c'est, à la mort de mon père, quand j'ai pris en pleine gueule le poids de son absence "définitive" que je me suis raccrochée à cette idée, que ce que je suis, c'est aussi une grande part de ce qu'il m'a donné, physiquement, psychologiquement et intellectuellement. C'est, symboliquement, reconnaitre, que nous étions lui et moi reliés par un cordon ombilical nourricier et suffisamment virtuel pour ne pas prendre ce qui risquait de polluer ma vie. Le rapport à ma mère est bien différent, le cordon ombilical était bel et bien là, et j'ai dû le rompre, totalement: Je suis à ses côtés, mais il n'y a rien d'elle "en moi" ...
Ecrit par : Marie | vendredi, 25 janvier 2008
Ce que tu as fait avec ta mère, je l'ai fait avec toute ma famille ; même avec mes enfants ; les grands bien sûr, Nicolas est trop jeune encore pour que je le lache... Je suis là quand ils ont besoin de moi mais je ne les parasite pas ; ni physiquement, ni (et surtout devrais-je dire) affectivement. Il n'y a pas pire dépendance à mon idée, (mais j'ai tort), que celle dont tu parles dans ta note. Se retrouver flinguée à la mort d'un être aimé... En fait, c'est une lacheté de ma part ; une manière de se protéger de la souffrance.
Tu sais ce dont je commence à souffrir en ce moment ? Ma dépendance affective vis à vis de Len... Il faut que je mette en balance ce que j'ai trouvé en perdant "ma liberté" pour me rendre compte qu' en fait j'étais gagnante ; mais je n'en suis pas toujours totalement convaincue... Tu vois, ce manque que j'ai là, ce refus de lacher prise, de me laisser aimer et d'aimer correctement en retour c'est au sein d'une famille aimante que je l'aurais appris.
Il y avait du bon et du mauvais dans ta famille mais il y avait de l'amour. Et c'est grace à ça que tu as pu avancer...
Ecrit par : Martine | vendredi, 25 janvier 2008
Comme cette discussion me fait fourmiller d'idées ... !
Aimer, Martine, c'est accepter la dépendance !
Cette phrase est forte, et va certainement te faire monter aux rideaux lol !
Attends encore un peu :)
Elle est à double sens; j'entends par là que dépendre de l'autre ne veut pas dire y être asservi ! C'est admettre que l'amour que l'on ressent et que l'on donne, mérite qu'on l'accepte de l'autre à l'identique. Que le besoin d'aimer que l'on a en nous est le même que le besoin d'être aimé ! Je ne crois pas à l'idée du don unilatéral en amour, et c'est certes prendre un gros risque que d'accepter d'être aimé, parce que ça renvoie aux peurs de l'enfance, entre autre celle de l'abandon.
N'est-ce pas un risque à prendre ?
Tu m'aimes et donc je prends le risque de te perdre... c'est à mon sens le moteur de l'entretien de cet amour.
Le plus beau don à faire à l'autre n'est pas de se donner à lui (en l'occurrence à elle) mais c'est de savoir le (la) recevoir ....
Bien sur, nous savons, toi et moi, toutes les déviances auxquelles ce concept peut amener: La possessivité, la jalousie, la parano etc ...
Tout est question de juste milieu, d'équilibre ? de confiance en soi ?
Je le découvre, en étant apaisée depuis Sophie, parce que je suis aussi confiante en elle que je le suis en moi. Et si je me trompe, ce que je m'accorde (enfin !), je sais que je n'en mourrai pas. Mais je ne gâcherai pas cet amour en en ayant peur !
Quant à la "liberté" dont tu parles avant Len, était-ce vraiment la liberté ? Je ne vois pas en quoi on est libre quand on est seul. Quand on est seul, on est simplement seul, pas libre !
Peut-on dire qu'un être humain est libre quand il n'est pas en position de choisir ?
(je vais relire Descartes et Spinoza !!)
La liberté n'est pas simple, elle se cherche, se mérite et se risque !
Ecrit par : marie | vendredi, 25 janvier 2008
La peur de l'abandon, oui tu as raison ; je sais ça de moi depuis longtemps mais c'est bien que tu me le rappelles. Sais-tu que je n'ai jamais été quittée de ma vie ? Pourquoi ? Non pas parce que je suis la perle rare :( mais parce que je partais avant qu'on ne me quitte, (pas folle la guêpe!) dans des conditions dures souvent, pour l'autre et pour moi...
D'ailleurs tout ce que tu dis est très vrai, et même si je le sais tout ça, il est bénéfique parfois de se faire remettre les pendules à l'heure, par quelqu'un d'extérieur... Je sais que j'ai besoin de me laisser aller, de l'apaisement dont tu parles, c'est vraiment le mot juste, sans penser à demain ; comme elle le fait elle... De toute façon je n'ai pas le choix parce que sans elle, no future for me ! :-)
Merci Marie ! Riche discussion que voilà ! Pour moi mais pour toi aussi j'en suis convaincue !
Et merci à toi So ! Tu imaginais que ton petit post (bien mystérieux... je ne l'ai pas encore compris !) allait déclancher un déferlement de commentaires ? (déclancher ou déclencher ? J'ai un doute et pas de dico sous la main..)
Ecrit par : Martine | vendredi, 25 janvier 2008
Déclencher !
Ecrit par : Martine | vendredi, 25 janvier 2008
Tu sais je ne remets pas tes pendules à l'heure, en parlant avec toi, j'ai vu les failles de l'aiguille de mes heures, et si j'ai pu faire avancer ta trotteuse en même temps, c'est bien ;)
Bisous
Ecrit par : marie | dimanche, 27 janvier 2008
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