vendredi, 24 novembre 2006

TOC TOC dans leur tête .....

C'est une femme qui a consacré toute son existence au ménage, à cirer, épousseter, aspirer et ranger, routine quotidienne qui représentait autrefois la norme et à laquelle seuls se plient aujourd'hui les patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs. 

Extrait de "Samedi" de Ian McEwan 

 

C'est bon, je ne suis pas atteinte de ce TOC !!! Mdr

vendredi, 24 mars 2006

Lecture

Encore sous le charme de la découverte d'un livre. Ambiance magique, décalée, superbe, enfin pour l'instant !

medium_resize.php.jpg

bl

Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon

bl

Extrait, spécial Evariste : "Je trouve que les nombres premiers sont comme la vie. Ils sont tout à fait logiques, mais il est impossible d'en trouver les règles, même si on consacre tout son temps à y réfléchir."

mardi, 03 janvier 2006

Résonnance

Cette certitude au réveil que la journée sera belle. La lumière entre les rais des volets bien sûr, mais surtout, les fenêtres une fois ouvertes, la fraîcheur si désirable dont on sent qu'elle va s'effacer. Et puis cette qualité de l'air où les sons ne se détachent pas : cet air presque compact, installé dans sa certitude.

(Le même encore...)

Certitude, belle, lumière, désirable.... mais parle-t-il vraiment d'un paysage ?

samedi, 31 décembre 2005

Lecture

Envie de partager la magie de son style, que l'on peut trouver un peu pompeux, mais qui, quand on se laisse porter par les images et les sensations derrière les mots, renvoie à des impressions d'enfance et de vacance. Mélange des lieux, des temps, l'esprit voyage en quelques lignes. Bref, j'adore !

A l'onctuosité presque trop profuse de cette campagne normande, où les herbages plongent jusqu'à la mer, avait succédé bientôt un paysage plus austère, qui n'avait pas même la mélancolie de ces petites plages désuètes où les Parisiens viennent promener les amours tristes, le long des cabines de bain abandonnées : Cayeux, Le Crotoy... Non, c'était, dans les terres, un chemin plus secret, dans le vague et le lourd. Même avant Abbeville, je l'avais senti. J'étais au Nord, la brique dans les villages prenaient ces reflets noirs qui font penser à l'Angleterre pauvre, à la Belgique...

Philippe Delerm (Quiproquo)

vendredi, 16 septembre 2005

Parfum...

Ce que j’aimai aussitôt chez Irène, c’est son odeur nue. Je veux dire son odeur du matin, engoncée encore dans les draps de la nuit, sans parfum, ni lait hydratant. Une odeur de femme qui avait surgi dès notre première rencontre, et que mon cerveau avait associé à quelque chose de très lointain, sans doute lorsque j’enfouissais régulièrement ma tête dans les corsages de ma mère. A moins que ce ne fût un souvenir plus récent, lorsque je m’étais laissé enfermer dans une armoire en chêne massif avec ma conscrite, une fille de onze ans, devenue religieuse en pays musulman.

L’odeur d’Irène. Un mélange d’herbe tendre après la pluie, image rassurante d’un paysage français au printemps avec en plus la force des torrents qui dégringolent des montagnes. Irène sentait bon. Naturellement. Je dois ajouter que mon attirance pour elle ne s’est pas arrêtée à ces vagues réminiscences olfactives, sa silhouette, la grain de sa peau, sa pâleur même me ramenaient là encore à des images anciennes et floues, des sensations perçues dans des rêves, ou des effleurements furtifs survenus dans les rues auprès des passantes.

 

Yves Simon « Le prochain Amour »